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Harengs frais et oignions rouges

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SKU: harengs frais oignions rouges

Les harengs et les oignons par Joseph Rethlin

huile sur toile de lin

non encadrée

41 x 34 x 2 cm

Je présente ici une nature morte frontale à la composition volontairement simple.

Dès le premier regard, les formes s’imposent avec clarté et sobriété.
Au centre de l’œuvre, j’ai peint deux poissons entiers disposés sur un plat ovale blanc. L’un est argenté, tandis que l’autre présente des nuances bleuâtres. Leurs corps allongés conservent un aspect brillant et lumineux. De plus, leurs yeux ouverts suggèrent une fraîcheur encore présente : ils semblent provenir directement de la pêche ou du marché.
Par ailleurs, j’ai placé les têtes au premier plan. Les queues s’orientent vers la droite et stabilisent la composition. De cette manière, le regard circule naturellement dans l’espace pictural.
À droite du plat, j’ai ajouté un oignon rouge coupé en deux. Sa chair rose et violette attire immédiatement l’attention. En effet, ses couleurs vives contrastent avec les tonalités froides des poissons. Ainsi, cet élément apporte un accent chromatique particulièrement dynamique.
En bas à gauche, une fourchette et une cuillère se croisent discrètement. Leur gris bleuâtre mat renforce l’harmonie de l’ensemble. De plus, ces objets évoquent l’univers domestique et le repas à venir.
Quant au fond, il demeure volontairement abstrait. Je l’ai construit à l’aide de larges coups de pinceau visibles. Les nuances de rose pâle, de blanc et de gris animent la surface. Toutefois, je n’ai cherché ni à lisser ni à masquer la matière : au contraire, la peinture affirme pleinement sa présence.

Une composition ancrée dans la tradition de la nature morte au poisson

Le motif du poisson posé sur un plat traverse l’histoire de la peinture, des maîtres flamands et hollandais du XVIIe siècle jusqu’aux natures mortes modernes. En choisissant le hareng — un poisson populaire, quotidien, souvent associé au marché et à la table familiale — je poursuis ce dialogue avec la tradition, tout en l’inscrivant dans un langage contemporain : matière visible, cadrage serré, couleur franche plutôt que clair-obscur. L’oignon rouge, avec sa chair veinée de rose et de violet, agit comme le contrepoint chromatique qui tire la scène vers l’abstraction.
Cette toile s’inscrit dans ma série de natures mortes consacrées aux poissons et aux produits du quotidien, aux côtés de Deux maquereaux sur un plat, Sardines in USA et Nature morte aux harengs et citron.

La touche et le geste

Enfin, le dessin reste précis sans devenir académique. Ce qui m’intéresse avant tout, c’est la force de la couleur. De même, le geste du pinceau participe à l’expression de l’œuvre. En définitive, je privilégie l’énergie picturale au détail minutieux.
Œuvre originale

Poids 1,5 kg
Dimensions 41 × 34 × 2 cm