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title: Du Hasselblad au chevalet — Joseph Rethlin
url: https://joseph-rethlin.com/2025/10/17/du-hasselblad-au-chevalet/
date: 2025-10-17
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# Du Hasselblad au chevalet

Mon chemin vers la peinture est intimement lié à mon expérience passée en tant que photographe, notamment dans l’univers exigeant de la nature morte de joaillerie. 



Ce travail, qui exigeait une précision millimétrée dans la composition, le jeu subtil des reflets et la capture de la lumière sur la matière inanimée, a profondément formé mon œil.Je m’aperçois aujourd’hui que mes mises en place sur la toile viennent de ces années derrière l’objectif, essayer de donner le meilleur d’un objet en une seule prise, un seul dessin, une seule toile.



Aujourd’hui, cette formation se retrouve dans ma peinture, où je privilégie le genre de la nature morte. C’est un dialogue permanent entre le souvenir d’une rigueur photographique et la liberté de la toile. Je ne cherche pas la simple reproduction, mais plutôt l’essence du sujet; qu’il s’agisse de la texture d’une écaille de poisson ou de la simplicité d’un citron posé sur une table.J’aborde mes sujets, souvent tirés du quotidien, avec une forme de respect pour leur présence. L’objectif n’est pas de faire une œuvre éclatante ou bruyante, mais d’inviter le spectateur à une pause, à considérer la beauté qui réside dans l’objet simple, éclairé et mis en scène avec humilité.



Le passage de l’objectif au pinceau a été une quête de matière et de présence. La peinture m’offre l’épaisseur, le geste, le temps long qui manquaient à l’instantané photographique, même si le travail de post production et de retouche faisait durer cet instant.



Je suis principalement un peintre figuratif, plutôt attiré par la nature morte, et quelques fois par des thèmes abstraits; mais j’aime aussi réaliser quelques portraits dans un style hérité de ma passion pour Mané katz.



Mon travail est avant tout une invitation à un regard attentif et tranquille sur ce qui nous entoure. Je vous laisse découvrir mes créations, avec l’espoir qu’elles éveillent chez vous cette même attention.


Joseph Rethlin
